L’hymne national du Canada, Ô Canada, a été officiellement proclamé le 1er juillet 1980, exactement 100 ans après sa première interprétation en 1880. La mélodie a été composée par Calixa Lavallée, tandis que les paroles originales en français sont signées Adolphe-Basile Routhier.
Du côté anglophone, plusieurs adaptations ont vu le jour au fil des décennies. La version anglaise retenue en 1980 s’inspire d’un texte rédigé en 1908 par Robert Stanley Weir.
En 2018, une révision importante a été apportée aux paroles anglaises afin de promouvoir l’inclusivité. Le vers « True patriot love in all thy sons command » a été modifié en « True patriot love in all of us command », supprimant ainsi toute référence genrée.
Paroles de Ô Canada
Ô Canada! Terre de nos aïeux,
Ton front est ceint de fleurons glorieux!Car ton bras sait porter l’épée,
Il sait porter la croix!Ton histoire est une épopée
Des plus brillants exploits.Et ta valeur, de foi trempée,
Protégera nos foyers et nos droits.Protégera nos foyers et nos droits.
Explication des paroles de « Ô Canada »
« Ô Canada! Terre de nos aïeux,
Ton front est ceint de fleurons glorieux! »
Ces vers célèbrent le patrimoine ancestral du pays. Le Canada est désigné comme la terre de nos aïeux, soulignant l’attachement aux générations passées. L’expression ton front est ceint de fleurons glorieux utilise une métaphore royale : le Canada est représenté comme une personne dont le front est orné de joyaux, symbolisant sa noblesse, sa grandeur et ses accomplissements.
« Car ton bras sait porter l’épée,
Il sait porter la croix! »
Ces lignes expriment la force et la foi du peuple canadien. Le bras du Canada sait manier l’épée, image de la capacité à se défendre militairement ou à affirmer sa souveraineté. Mais il sait aussi porter la croix, symbole chrétien, évoquant la foi, les valeurs spirituelles et morales du pays.
« Ton histoire est une épopée
Des plus brillants exploits. »
Ici, l’histoire du Canada est qualifiée d’épopée, c’est-à-dire un récit grandiose, rempli de faits héroïques et de moments de gloire. Cette ligne rend hommage aux réalisations remarquables de la nation à travers le temps.
« Et ta valeur, de foi trempée,
Protégera nos foyers et nos droits. »
La valeur (le courage) du Canada est trempée de foi, comme on dit qu’une épée est trempée dans l’acier : cela suggère une force façonnée par la foi, à la fois spirituelle et patriotique. Cette bravoure est mise au service de la protection des foyers (la famille, la patrie) et des droits (libertés, justice, démocratie), piliers de l’identité canadienne.
« Protégera nos foyers et nos droits. » (répétition finale)
La reprise de ce vers renforce l’engagement solennel du peuple canadien à défendre ce qu’il a de plus cher : sa terre, sa liberté et ses valeurs fondamentales.
Histoire de l’hymne national canadien – Ô Canada

Ô Canada (ou O Canada en anglais) est l’hymne national officiel du Canada depuis le 1er juillet 1980. Pourtant, son origine remonte à un siècle plus tôt, en 1880, lorsqu’il fut commandé par le lieutenant-gouverneur du Québec, Théodore Robitaille, pour être interprété lors de la fête de la Saint-Jean-Baptiste – célébration nationale des Canadiens français. Les paroles en français ont été rédigées par le juge et écrivain Adolphe-Basile Routhier, tandis que la musique a été composée par Calixa Lavallée.
À l’origine, Ô Canada était donc un chant patriotique destiné aux Canadiens français. Ce n’est qu’en 1906 que le texte a été traduit en anglais. Deux ans plus tard, en 1908, Robert Stanley Weir, juge et poète amateur, proposa une version anglaise largement inspirée de l’original, mais non littérale. Cette version anglaise, portée par un élan de popularité croissant au fil des décennies, finit par s’imposer dans les communautés anglophones, éclipsant peu à peu The Maple Leaf Forever, autre chant symbolique d’alors.
Jusqu’au milieu du XXe siècle, les Canadiens français utilisaient souvent Vive la Canadienne comme hymne représentatif, tandis que les Canadiens anglais se reconnaissaient dans The Maple Leaf Forever. Ce n’est qu’à partir de la visite du roi George VI à Ottawa en 1939 que Ô Canada s’imposa de manière informelle comme hymne national de fait.
L’adoption officielle de Ô Canada comme hymne national eut lieu bien plus tard, par une loi du Parlement entrée en vigueur le 1er juillet 1980, jour de la fête du Canada. Seul le premier couplet et le refrain, en français et en anglais, furent retenus pour les versions officielles. Une version bilingue est aujourd’hui fréquemment utilisée lors d’événements nationaux ou internationaux.
Des ajustements ont été apportés à la version anglaise au fil du temps. En 1968, un comité mixte du Sénat et de la Chambre des communes proposa une révision des paroles anglaises. En 2018, une modification importante visait à rendre l’hymne plus inclusif : l’expression « true patriot love in all thy sons command » fut remplacée par « true patriot love in all of us command », supprimant ainsi toute référence genrée.
La version française, elle, est restée fidèle à l’original d’Adolphe-Basile Routhier, bien que seuls le premier couplet et le refrain soient utilisés aujourd’hui. À noter également qu’en 1984, lors de sa visite au Canada, le pape Jean-Paul II avait cité les vers « Car ton bras sait porter l’épée, Il sait porter la croix », mettant en lumière l’héritage chrétien du pays et de l’hymne.
Ainsi, Ô Canada incarne aujourd’hui bien plus qu’un simple chant : il symbolise l’unité, l’histoire et l’évolution culturelle du pays dans toute sa diversité.
Usages et coutumes liés à l’interprétation de l’hymne national canadien

Il n’existe pas de règle officielle imposant quand ou comment jouer Ô Canada lors d’un événement. Le choix revient aux organisateurs, qui décident si l’hymne sera interprété de manière instrumentale ou chantée, et s’il ouvrira ou clôturera la cérémonie.
Lorsqu’un second hymne national est également joué – par exemple dans le cadre d’une rencontre internationale au Canada – la coutume veut que Ô Canada soit prioritaire. Ainsi, s’il est joué au début de l’événement, il précède l’autre hymne. À l’inverse, si les hymnes sont diffusés à la fin, Ô Canada doit être joué en dernier.
Par respect, il est d’usage de se lever durant l’exécution de Ô Canada, lorsque le contexte s’y prête. Cette marque de considération s’applique aussi aux hymnes d’autres pays. Autrefois, les hommes civils étaient tenus de retirer leur chapeau, mais cette pratique est aujourd’hui laissée à la discrétion de chacun, quel que soit le genre. Les couvre-chefs à signification religieuse ou culturelle doivent évidemment être respectés.
En règle générale, il est déconseillé d’applaudir après l’exécution de l’hymne national, afin de préserver le caractère solennel du moment.
Toutes ces indications relèvent de l’étiquette et non d’une obligation légale. Elles servent à guider les comportements de manière respectueuse et cohérente avec la tradition.
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